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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Réintégration du Maroc au sein de l’UA : un grand pas pour le lobbying africain

Réintégration du Maroc au sein de l’UA : un grand pas pour le lobbying africain

[Africa Diligence] Les clients de Knowdys Consulting Group (KCG) au Maroc, celles et ceux qui ont lu « Maroc-Afrique : ils ont trahi le roi », et plus généralement les fidèles lecteurs d’Africa Diligence saluent, à travers le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA), la victoire d’un lobbying africain sans influence externe.

Loin des caméras et des unes de journaux, lors des conférences publiques ou privées, les consultants de KCG n’ont jamais manqué d’encourager le retour du Maroc au sein de l’Union africaine et d’y œuvrer activement. Voici quelques extraits du best-seller « Maroc-Afrique : ils ont trahi le roi », de Guy Gweth, enseignant de géopolitique et géoéconomie africaines à l’Université de Reims, et conseil en intelligence économique chez KCG :

  • Les joyeuses fiançailles du panafricanisme

« Presque deux mois avant sa disparition, le Souverain marocain invita les pères fondateurs de l’OUA en conclave à Casablanca, le 04 janvier 1961. Un an après la grande vague des indépendances africaines, cette invitation de Mohammed V avait des allures de joyeuses fiançailles, malgré la gravité du moment. La Conférence de Casablanca suscita un vif intérêt dans les capitales africaines nouvellement libres, d’autant que le Souverain chérifien, hôte de la rencontre, était connu pour sa tempérance et sa sincérité. La rencontre de Casablanca, dit-il en ouverture des travaux, « n’est dirigée contre aucun État, aucun continent, de même qu’elle exclut tout sentiment d’hostilité ou idée de discrimination. »

« Pour Rabat, l’objectif stratégique de la réunion était de trouver les moyens de faire appel à la coopération et à l’appui étrangers pour lutter plus contre l’ignorance et la misère tout en empêchant le néo-colonialisme sous toutes ses formes. La charte de Casablanca qui en découla proposait notamment de liquider le régime colonial, d’évacuer les forces étrangères et toutes formes d’ingérence extérieure, d’éliminer la ségrégation raciale et toutes les expériences nucléaires. C’est ainsi que Casablanca marqua la naissance d’une coalition pour l’unité africaine, la sauvegarde de la paix et la consolidation de la sécurité en Afrique. Le 26 février 1961, Mohammed V endormi, mourut avec le sentiment d’avoir contribué à l’unité du continent.

« En février 1962, alors qu’ils sont réunis à la Conférence africaine à Lagos au Nigéria, Hassan II, nouvellement intronisé, dira à ses pairs africains : « La ligne de conduite que nous nous sommes tracée et la charte de Casablanca à laquelle nous demeurons fidèles et loyaux nous font obligation de ne ménager aucun effort et de ne reculer devant aucun sacrifice pour la réalisation des idéaux de la charte et le triomphe de la liberté, du progrès et de la justice sociale, aussi bien à l’intérieur de nos frontières que dans l’ensemble de l’Afrique. »

Du 22 au 25 mai 1963, trente pays africains indépendants – dont le Maroc – signent à Addis-Abeba, la Charte de l’organisation lors d’une conférence constitutive de l’OUA.

Son XIXème sommet prévu à Tripoli en 1982 est reporté à deux reprises, faute de quorum.  Les conflits du Tchad et du Sahara Occidental opposant le Maroc au Front Polisario suscitèrent l’organisation de plusieurs comités de bons offices et d’interminables réunions qui divisèrent les pays membres de l’OUA au point de menacer l’existence de la jeune institution.

« Ouvre tes yeux avant le mariage car après, tu ne peux que les fermer », disent les sages marocains. Sauf que face à la douloureuse question du Sahara Occidental, Rabat ne put fermer les yeux, provoquant une triste séparation d’avec l’OUA.

  • La triste séparation ‎avec l’OUA

« Membre fondateur de l’organisation panafricaine, Rabat était très à cheval sur le sacro-saint principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Le Maroc ne reconnaissait d’ailleurs pas l’indépendance de la Mauritanie (acquise en 1960) qui, selon le discours chérifien, faisait partie intégrante du « Grand Maroc » estropié par le colonisateur. Il en allait de même pour le statut du Sahara Occidental (sous administration espagnole), de l’enclave d’Ifni (rattachée au Maroc en 1969) et celles plus médiatisées de Ceuta et Melilla. C’est peu dire qu’à Rabat, l’admission de la RASD en tant que 51ème membre de l’organisation panafricaine, le 13 août 1984, est vécue de facto comme une trahison et de jure comme une violation de la Charte d’Addis-Abeba. Le divorce avec l’OUA semble désormais inéluctable.

« Un trimestre plus tard, le XXème sommet de l’Organisation panafricaine se tient dans la capitale éthiopienne. Conseil et envoyé spécial de Sa Majesté le Roi Hassan II, Ahmed Réda Guédira représente le Souverain marocain aux travaux. Y participe également, en tant que membre, la délégation de la RASD, État autoproclamé en 1976, conduite par son président Mohamed Abdelaziz.

« ‘Voilà, et je le déplore, l’heure de nous séparer. En attendant des jours plus sages, nous vous disons adieu et nous vous souhaitons bonne chance avec votre nouveau partenaire.’ » C’est ainsi que, dans l’après-midi du 12 novembre 1984, Rabat annonce son retrait de l’OUA. Les officiels marocains se fondent en cela sur l’article 4 de l’OUA qui dispose que « chaque État africain indépendant et souverain peut devenir membre de l’organisation ». Il est 17 h 50 à Addis-Abeba et le temps semble suspendu. Avant de quitter les travaux, Guédira réaffirme que la présence du drapeau chérifien sur le sol saharien est « ‘conforme à l’histoire et à la loi internationale’ ».

« Il est certes difficile d’oublier celui qui nous a donné de beaux souvenirs. Mais après le clash d’Addis-Abeba, le retour de Rabat vers les capitales africaines était calculé. « Les adieux les plus difficiles sont ceux qui n’ont jamais été dits ou qui n’ont jamais été expliqués », écrivait Cherry Blossom. Or en quittant l’OUA, le Maroc avait expliqué les siennes, laissant la porte entrouverte pour de petites retrouvailles… » devenues grandes par le retour solennel du Maroc au sein de l’UA.

« Dire que le voyage de retour de Rabat à Addis-Abeba a été rude serait un euphémisme, tant les écueils ont été nombreux, d’Alger à Johannesburg, de Lagos à Harare. Mais c’est une première victoire du lobbying africain, sans intervention extérieure. Le plus dur sera sans doute de faire en sorte que le remariage tienne désormais contre vents et marées. Mais les vents sont favorables », rassure Guy Gweth pour qui le roi Mohammed VI a posé des bases solides dans son discours historique du 31 janvier 2017 à Addis-Abeba.

INTEGRALITE DU DISCOURS DE MOHAMMED VI A ADDIS-ABEBA

« Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons,

Excellence, Monsieur le Président Alpha Condé, Président du 28ème Sommet de l’Union Africaine, Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de gouvernement,

Madame la Présidente de la Commission,

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il est beau, le jour où l’on rentre chez soi, après une trop longue absence ! Il est beau, le jour où l’on porte son cœur vers le foyer aimé ! L’Afrique est Mon Continent, et Ma maison. Je rentre enfin chez Moi, et vous retrouve avec bonheur. Vous M’avez tous manqué. C’est pourquoi, Mes Chers Frères Chefs d’État, sans attendre la finalisation des formalités juridiques et protocolaires, au terme desquelles le Royaume siègera de nouveau au sein de l’Organisation, J’ai tenu à faire d’ores et déjà ce déplacement et à M’exprimer devant vous. Le soutien franc et massif que le Maroc a recueilli témoigne de la vigueur des liens qui nous unissent.

Le retrait de l’OUA était nécessaire : il a permis de recentrer l’action du Maroc dans le continent, de mettre aussi en évidence combien l’Afrique est indispensable au Maroc, combien le Maroc est indispensable à l’Afrique. Nous y avons réfléchi mûrement, et c’est à présent une évidence ! Il est l’heure de rentrer à la maison : au moment où le Royaume compte parmi les nations africaines les plus développées, et où une majorité de pays membres aspirent à notre retour, nous avons choisi de retrouver la famille. Une famille que nous n’avions pas véritablement quittée !

En effet, malgré les années où nous étions absents des instances de l’Union Africaine, nos liens, jamais rompus, sont restés puissants, et les pays africains frères ont toujours pu compter sur nous : Des relations bilatérales fortes ont ainsi été développées de manière significative : Depuis l’an 2000, le Maroc a conclu, dans différents domaines de coopération, près d’un millier d’accords avec les pays africains. À titre de comparaison, savez-vous qu’entre 1956 et 1999, 515 accords avaient été signés, alors que depuis 2000, il y en a eu 949, c’est-à-dire près du double !

Pendant ces années, J’ai Moi-même souhaité donner une impulsion concrète à ces actions, en multipliant les visites dans les différentes sous-régions du continent. Au cours de chacune des 46 visites, que J’ai effectuées dans 25 pays africains, de nombreux accords dans les secteurs public et privé ont été signés. Notre action s’est particulièrement attachée à la question de la formation qui est au cœur de notre coopération avec les pays frères. Ainsi, des ressortissants africains ont pu poursuivre leur formation supérieure au Maroc, grâce aux milliers de bourses qui leur ont été accordées.

Par ailleurs, des projets stratégiques d’envergure ont été mis en place lors de Mes visites dans ces pays :

  • En premier lieu, J’ai eu le plaisir d’initier le projet de Gazoduc Africain Atlantique, avec Mon frère Son Excellence Monsieur Muhammadu Buhari, Président de la République Fédérale du Nigeria. Ce projet permettra naturellement l’acheminement du gaz des pays producteurs vers l’Europe. Mais, au-delà, il bénéficiera à toute l’Afrique de l’Ouest. Il contribuera, en effet, à structurer un marché régional de l’électricité, et constituera une source substantielle d’énergie au service du développement industriel, de l’amélioration de la compétitivité économique et de l’accélération du développement social. Ce projet sera créateur de richesses, pour les pays et les populations riveraines, créant un mouvement décisif d’impulsion et entraînant l’émergence et le développement de projets parallèles. De plus, il permettra d’établir des relations, bilatérales et multilatérales, plus apaisées, et fera ainsi naître un environnement propice au développement et à la croissance.
  • En second lieu, dans le cadre de projets visant à améliorer la productivité agricole et à favoriser la sécurité alimentaire et le développement rural, des unités de production de fertilisants ont été mises en place avec l’Éthiopie et le Nigeria. Les bénéfices de ce projet s’étendront à l’ensemble du continent.

Nous le savons : ce ne sont ni le gaz, ni le pétrole qui satisferont les besoins alimentaires de base ! Or, le grand défi de l’Afrique n’est-il pas sa sécurité alimentaire ? C’est le sens de l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique, dite « Initiative Triple A », que nous avons promue lors de la COP 22. Elle constitue une réponse innovante et extrêmement concrète aux défis communs posés par les changements climatiques. Dès son lancement, elle a d’ailleurs aussitôt été adoubée par une trentaine de pays. « L’initiative triple A » vise à lever un financement plus important au profit de l’Adaptation de la petite agriculture africaine ; elle accompagnera également la structuration et l’accélération de projets agricoles, en s’appuyant sur quatre programmes :

  • La gestion rationalisée des sols ;
  • La maîtrise durable de l’eau agricole ;
  • La gestion des risques climatiques ; et
  • Le financement solidaire des petits porteurs de projets.

Cette initiative a d’ailleurs été l’un des axes forts du Sommet africain de l’action, que J’ai eu le privilège de présider à Marrakech, en novembre dernier.

Enfin, nos liens sont également restés puissants en termes de sécurité et de paix. Faut-il rappeler que nous avons toujours été présents, lorsqu’il s’est agi de défendre la stabilité du continent ? Ainsi, depuis son indépendance, le Maroc a participé à six opérations de maintien de la paix des Nations unies en Afrique, déployant des milliers d’hommes dans les différents théâtres d’opérations. Les troupes marocaines sont, aujourd’hui encore, déployées en République centrafricaine et République démocratique du Congo. De même, le Maroc a mené des médiations qui ont permis de faire avancer substantiellement la cause de la paix, notamment en Libye et dans la région du Fleuve Mano.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Ma vision de la coopération Sud-Sud est claire et constante : Mon pays partage ce qu’il a, sans ostentation. Dans le cadre d’une collaboration éclairée, le Maroc, acteur économique de premier plan en Afrique, deviendra un moteur de l’expansion commune. À l’intérieur de Mon pays, les Subsahariens sont accueillis dans les termes que nous avions annoncés : plusieurs opérations de régularisation ont été lancées ; la première phase avait déjà bénéficié à plus de vingt-cinq mille personnes.

La deuxième vient d’être lancée avec succès, il y a quelques semaines, selon le même esprit de solidarité et d’humanisme. Nous sommes fiers de ces actions. Elles étaient nécessaires, vitales pour ces hommes et ces femmes qui ont trop longtemps souffert de la clandestinité. Et nous agissons pour que ces personnes ne vivent plus en marge, sans emploi, sans soin, sans logement, sans accès à l’éducation.

Nous agissons pour que les couples, en particulier les couples mixtes, composés de Marocains et de conjoints subsahariens, ne soient pas séparés. Toutes ces actions constructives, en faveur des immigrés, ont ainsi justement conforté l’image du Maroc et renforcé les liens que nous avions d’ores et déjà constitués. Certains avancent que, par cet engagement, le Maroc viserait à acquérir le leadership en Afrique. Je leur réponds que c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Nous n’ignorons pas que nous ne faisons pas l’unanimité au sein de cette noble assemblée. Loin de nous l’idée de susciter un débat stérile ! Nous ne voulons nullement diviser, comme certains voudraient l’insinuer ! Vous le constaterez : dès que le Royaume siègera de manière effective, et qu’il pourra apporter sa contribution à l’agenda des activités, son action concourra, au contraire, à fédérer et à aller de l’avant. Nous avons participé à l’avènement de cette belle construction panafricaine et nous souhaitons tout naturellement y retrouver la place qui est la nôtre.

Pendant toutes ces années, et sans ressources naturelles, le Maroc est devenu un pays émergent, à l’expertise reconnue ; il est aujourd’hui l’une des nations les plus prospères d’Afrique. Le Maroc a toujours considéré qu’il faut d’abord puiser sa force, dans l’intégration de sa sous-région maghrébine. Or, force est de constater que la flamme de l’Union du Maghreb arabe (UMA) s’est éteinte, parce que la foi dans un intérêt commun a disparu ! L’élan mobilisateur de l’idéal maghrébin, promu par les générations pionnières des années 50, se trouve trahi.

Aujourd’hui, nous constatons avec regret que l’UMA est la région la moins intégrée du continent africain, sinon de toute la planète : alors que le commerce intra régional s’élève à 10% entre les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et à 19% entre les pays de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), il stagne à moins de 3% entre les pays du Maghreb. De même, tandis que la Communauté économique d’Afrique de l’Est avance dans des projets d’intégration ambitieux, et que la CEDEAO offre un espace fiable de libre circulation des personnes, des biens et des capitaux, les pays du Maghreb sont, eux, à un niveau de coopération économique très faible. Nos concitoyens maghrébins ne comprennent pas cette situation. Si nous n’agissons pas, sauf à prendre exemple sur les sous-régions africaines voisines, l’UMA se dissoudra dans son incapacité chronique à rencontrer les ambitions du Traité de Marrakech, qui lui a donné naissance il y a 28 ans.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Ce constat conforte le Maroc dans son choix de l’Afrique. Ainsi faisant, Mon pays opte pour le partage et le transfert de son savoir-faire ; il propose de bâtir concrètement un avenir solidaire et sûr. Nous enregistrons, avec fierté, que l’histoire nous donne raison. Le Maroc ne rentre pas dans l’Union Africaine par la petite, mais par la grande porte. L’accueil chaleureux que nos frères africains nous réservent aujourd’hui en témoigne. Nous invitons, avec enthousiasme, les nations africaines à s’associer au dynamisme de notre pays, à donner un élan nouveau à notre continent tout entier.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Il est temps que les richesses de l’Afrique profitent à l’Afrique. Nous devons œuvrer afin que notre terre, après avoir subi des décennies de pillages, entre dans une ère de prospérité. Certes, le colonialisme n’est pas la seule cause des problèmes de l’Afrique. Toutefois, ses effets néfastes perdurent. Pendant longtemps, nous avons tourné notre regard ailleurs, pour prendre une décision, un engagement. N’est-il pas l’heure de faire cesser ce tropisme ? N’est-il pas l’heure de nous tourner vers notre continent ? De considérer ses richesses culturelles, son potentiel humain ?

L’Afrique peut être fière de ses ressources, de son patrimoine culturel, de ses valeurs spirituelles et l’avenir doit porter haut et fort cette fierté naturelle ! L’Afrique peut et doit valider elle-même ses processus électoraux et cautionner ainsi le choix libre de ses citoyens. Elle dispose des outils de régulation et des institutions judiciaires, telles que les Conseils constitutionnels et les Cours suprêmes, à même de trancher les contentieux et les recours électoraux. Ces organismes pourraient, le cas échéant, être renforcés. Mais ils existent ! Ils sont mis en œuvre ! Sinon à quoi servent-ils ?

L’Afrique est aujourd’hui dirigée par une nouvelle génération de Leaders décomplexés. Ils œuvrent en faveur de la stabilité, de l’ouverture politique, du développement économique et du progrès social de leurs populations. Ils agissent avec détermination, fermeté et conviction, sans se soucier d’être « notés » ou évalués par l’Occident.

Depuis plusieurs années, le taux de croissance de certains pays du Nord ne dépasse pas celui de certains pays africains ; la faillite de leurs sondages révèle combien ils ont perdu toute capacité de comprendre les aspirations de leurs peuples ! Et pourtant, ces pays, à la situation sociale et économique défaillante, au leadership faiblissant s’arrogent le droit de nous dicter leur modèle de croissance ! Je le répète ! La notion de tiers-mondisme me paraît dépassée ! Ces agissements relèvent plutôt de l’opportunisme économique : la considération et la bienveillance accordées à un pays ne doivent plus dépendre de ses ressources naturelles et du profit qu’on en espère !

Excellences, Mesdames et Messieurs,

C’est la voie de la solidarité, de la paix et de l’union que Mon pays a choisie. Nous réaffirmons notre engagement en faveur du développement et de la prospérité du citoyen africain. Nous, peuples d’Afrique, avons les moyens et le génie ; et nous pouvons ensemble, réaliser les aspirations de nos peuples. Je vous remercie pour votre aimable attention.

Wassalamou alaikoum warahmatoullahi wabarakatouh. »

FIN DU DISCOURS

La Rédaction (avec Knowdys Database)

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