[Africa Diligence] Ilot de paix en Afrique de l’ouest, le Bénin est remarquablement exposé au golfe de Guinée, un atout non négligeable, car il est source de business et d’emplois pour le pays. Porte stratégique d’accès aux consommateurs béninois, nigériens, burkinabès et maliens, le pays affiche une croissance bénigne pour un marché de l’emploi cosmopolite.

Des contrats de travail qui semblent avoir tout prévu

Il existe deux principaux types de contrat de travail au Bénin : le contrat de travail à durée déterminée (CDD) et le contrat à durée indéterminée (CDI). Le CDD ne peut excéder 48 mois renouvelables une fois. Au-delà de cette période, le contrat change de nature et devient, de droit, un contrat à durée indéterminée.

Il existe également le contrat du travailleur étranger ou immigrant. Pendant les deux premières années de sa résidence régulière au Bénin, l’étranger ne peut exercer une activité salariée qu’en vertu d’un contrat de travail à durée déterminée. Le visa du contrat du travailleur étranger ou immigrant est subordonné à la présentation d’un permis de travail délivré par le ministre chargé du travail. Le permis de travail est temporaire. Il est délivré pour une durée de douze mois, peut être renouvelé plusieurs fois et doit être présenté à toute réquisition des services du travail.

Dans les CDI, la période d’essai ne peut excéder quinze jours pour les employés, ouvriers et manœuvres payés à l’heure ; un mois pour les employés, ouvriers et manœuvres payés au mois et trois mois pour les agents de maîtrise, cadres et assimilés. Cette période ne peut être renouvelée qu’une fois et par écrit.

Des heures supplémentaires rémunérées à un taux majoré

Le salaire minimum est fixé à 31 625 XOF par mois. Une majoration pour ancienneté des salaires minima des travailleurs est calculée dans les conditions suivantes :

  • 3% du salaire de base du travailleur après 3 ans de présence
  • 5% du salaire de base du travailleur après 5 ans de présence
  • 1% par année de présence, en plus, de la 7e à la vingtième 20e année incluse.

À l’exception des établissements agricoles, la durée légale du travail des salariés est fixée à 40 heures par semaine avec une journée de repos, généralement le dimanche. Elle ne peut excéder 60 heures par semaine, ni 12 heures par jour avec l’accomplissement des heures supplémentaires. Les heures supplémentaires sont rémunérées à un taux majoré fixé par voie de convention ou d’accord collectif. Il ne peut être inférieur aux pourcentages ci-après :

1. Heures supplémentaires du jour :

  • 12% du taux horaire de la 41e à la 48e heure
  • 35% du taux horaire au-delà de la 48e heure
  • 50% du taux horaire les dimanches et jours fériés.

 2. Heures supplémentaires de nuit (entre 21 heures et 5 heures) :

  • 50% du taux horaire en semaine
  • 100% du taux horaire les dimanches et jours fériés.

L’employé a droit à un congé annuel payé de 24 jours, après 12 mois de service ininterrompu.

Une sécurité sociale à faire pâlir d’envie ses voisins

La caisse Nationale de sécurité Sociale (CNSS) est la structure qui assure la couverture sociale des travailleurs. Elle a pour attributions de servir : i) des allocations ou pensions de vieillesse, après retraite ; ii) des prestations familiales ; iii) des allocations ou pensions de survivants sont versées aux ayants droits après le décès du travailleur ; iv) des prestations de risques professionnels, en cas d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle.

Les salariés ou les employeurs, sans distinction d’aucune sorte, ont le droit de constituer librement des syndicats dans des secteurs d’activité et des secteurs géographiques qu’ils déterminent. Ils ont le droit d’y adhérer et de se retirer librement, de même que les anciens travailleurs et les anciens employeurs ayant exercé leur activité pendant au moins un an.

Malgré la constance des bons chiffres économiques enregistrés au cours des dix dernières années, la croissance reste bénigne pour le marché de l’emploi local. L’agriculture et le commerce de transit et de réexportation restent les principaux leviers de son économie, malgré les efforts du gouvernement pour diversifier. Le secteur agricole continue de dominer le marché de l’emploi. A lui seul, il occupe 70% de la population active du pays et génère 32% du PIB.

(Avec Knowdys Database, l’OIT et le Code du travail béninois)

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