[Africa Diligence] Le secteur privé a un grand rôle à jouer dans la marche de l’émergence de l’Afrique. C’est la raison pour laquelle la Commission économique africaine (Cea) a rassemblé plusieurs experts et le secteur privé pour débattre sur l’investissement en Afrique. À la fin de cette rencontre, le secteur privé a été invité à prendre sa place pour développer les opportunités d’affaires dans le continent.

Les participants ont réfléchi sur le thème axé sur « Promouvoir le commerce africain et sa diversification : un impératif pour les entreprises, accroitre l’offre électrique grâce à des réseaux transfrontaliers, assurer la réussite de l’agro-industrie et faire progresser le partenariat public-privé ciblant les maladies non transmissibles ». Le Président en exercice de l’Ua, Paul kagame, a salué cette première qu’il souhaite pérenniser à chaque Sommet.

« Si l’Afrique s’épanouit, ce sont nos propres États qui vont bénéficier des impôts des entreprises », a-t-il déclaré, invitant les hommes et les femmes d’affaires à prendre leur passeport à l’Ua pour ne plus se déplacer avec un visa. « Nous avons besoin du privé pour réaliser les besoins du continent », a lancé M. Kagame. Citant l’exemple de son pays, le Rwanda, il a parlé du plus grand hôpital géré par des Espagnols dans le cadre d’un partenariat. Le second exemple est le programme avec la firme américaine pour la fourniture de poches de sang dans les zones les plus éloignées. Selon lui, il faut une collaboration entre les Gouvernements et le monde des affaires, car ils partagent les mêmes objectifs.

Pour le représentant du privé, il faut que les dirigeants africains discutent des opportunités d’affaires. D’où ce 1er forum après le Sommet. À son avis, l’Afrique ne peut se bâtir sans des entreprises locales fortes. Le représentant du secteur privé a souhaité que cette plateforme soit renforcée. Il a donné l’exemple de la Chine où le Gouvernement a travaillé avec son peuple pour rendre le secteur privé plus fort. Selon lui, les politiques doivent tenir compte de leurs aspirations. Sur ce, il a demandé la tenue d’événements similaires qui leur permettront de se retrouver fréquemment.

Jonathan Nash, du Millenium challenge account, a rappelé que l’agence a été créée en 2004 pour réduire la pauvreté et s’est engagée dans 22 pays africains, dont le Sénégal. 8 milliards de dollars ont été investis en Afrique, soit 70 % du portefeuille, dans les domaines de l’agriculture, de l’irrigation et de l’accès à l’électricité pour les populations rurales. Le président de l’Ua, Moussa Faki, s’est réjoui d’accueillir la coalition des femmes, lancée dimanche, à Addis-Abeba, ajoutant qu’il faut créer des conditions propices au secteur privé.

Il s’est félicité de la forte présence à cette première qui prouve encore que le continent a des opportunités avec des populations braves. Mais, selon lui, pour qu’il y ait développement, il faut d’abord la paix et la stabilité. La création d’un marché unique des transports aériens et la zone libre d’échanges, adoptées par le Sommet, favorisent les investissements. « Prenez la place avant que d’autres ne l’occupent », a lancé M. Faki au secteur privé.

La Rédaction (avec El. H. A. T.)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici