[Africa Diligence] L’Afrique pourrait bien devenir le temple du luxe dans un futur proche. Le marché du luxe connaît actuellement une croissance importante sur le Continent Noir. L’Afrique dispose d’indicateurs similaires à ceux de l’Asie avant l’apogée du marché du luxe au Moyen-Orient. Voici l’avis d’un acteur de ce secteur.

Uché Pezard : « Quand on parle du luxe en Afrique, on parle de la consommation et c’est une réalité. Mais il y a aussi le luxe qui vient de l’Afrique. Aujourd’hui nous avons des marques contemporaines qui représentent le luxe moderne. »

Uché Pezard est Nigériane, consultante et femme d’affaires. C’est elle qui a décidé d’amener à Paris les jeunes pousses de l’industrie africaine du luxe, comme le joaillier bissau-guinéen Vanleles ou le couturier sud-africain Laduma. Paris est un passage obligé pour se faire connaître. Mais les créateurs africains ne viennent pas pour autant se faire adouber.

Uché Pezard.: « Le luxe aujourd’hui, c’est l’industrie mondiale et l’Afrique fait partie de cette globalisation. Je ne pense que pas que luxe qui vient de l’Afrique a besoin de la validation de la France ou de l’Angleterre mais les gens qui font partie de cette industrie au niveau mondial, ont besoin de rencontrer le luxe qui vient d’Afrique et ce que l’on essaie de faire. »

Les maisons de luxe africaines sont encore de taille modeste et doivent donc faire preuve d’imagination pour se faire connaître. Le Personal branding, l’identification d’une marque à son créateur, ou encore les réseaux sociaux, voilà les outils les plus efficaces, selon la consultante en stratégie de marque, Sissi Johnson.

« Aujourd’hui vous allez avoir des collaborations entre, par exemple, Solange Naos qui est la petite sœur de Beyonce, avec des marques que vous allez retrouver au Nigéria, en Afrique du Sud et ailleurs sur le continent. Toutes ces connexions sont facilitées par les réseaux sociaux et c’est vraiment une opportunité. »

Les investisseurs africains commencent à s’intéresser à ce secteur. Cheick Keita dirige un fonds d’investissement baptisé Bridge of innovation. Pour lui le luxe africain va connaitre une croissance exponentielle dans les années à venir.

« J’ai aujourd’hui dans mon Bridge of innovation’ une startup qui a créé un Champagne en France, un monsieur de la diaspora que j’accompagne sur l’Afrique… »

Les maisons de luxe africaines viennent chercher à Paris de nouveaux marchés mais aussi des partenaires capitalistiques. L’Afrique qui produit 60% des pierres fines de la planète mais aussi des tissus et des cuirs d’exception veut désormais les transformer à son profit.

La Rédaction (avec Olivier Rogez)

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