[Africa Diligence] Situé en Afrique australe, le Malawi est une destination unique pour investir en Afrique. Avec son agence de promotion des investissements, le gouvernement s’est engagé à créer un cadre favorable au secteur privé, moteur de sa croissance. Peu à peu, le pays est devenu un partenaire de choix pour les investisseurs internationaux.

Une économie libéralisée

La loi sur la promotion de l’investissement et des exportations de 2012 est celle qui régit les affaires au Malawi. Elle garantit une liberté d’entrée et de sortie des investissements dans le pays. Le gouvernement encourage les étrangers à investir dans la plupart des secteurs de l’économie sans restriction sur la propriété, la taille de l’investissement ou encore sur l’origine des fonds.

En outre, cette loi restreint toute discrimination à l’égard des investisseurs étrangers. Ces derniers bénéficient de la liberté de transférer les dividendes, les redevances et les bénéfices issus de leur placement. Dans le but de promouvoir le développement économique et social à travers le secteur privé, le gouvernement malawite propose plusieurs incitations à l’investissement.

Pour plus de dynamisme du secteur privé

Le gouvernement malawite reconnaît que le secteur privé est le moteur d’une croissance économique durable. De ce fait, il vise à créer un environnement favorable au dynamisme de ce secteur. Par le biais du Malawi Investment and Trade Centre (MITC), les autorités locales travaillent de concert avec les entreprises pour soutenir la croissance économique du pays.

Agence de promotion des investissements, le MITC a été constitué en vertu de la Loi sur les sociétés en décembre 2010. Il a pour mission de faire du Malawi un véritable pôle d’attraction des investisseurs internationaux dans la région. Dans sa volonté de rendre son secteur privé plus dynamique, le Malawi a facilité le démarrage des affaires en améliorant la recherche et l’enregistrement du nom d’une compagnie et en éliminant l’exigence d’inspection des locaux de la société avant la délivrance d’une licence d’exploitation.

Le pays a de ce fait enregistré un gain de 4 places en termes de création d’entreprises, passant de 161e au classement Doing Business de 2014 à 157e à celui de 2015. D’après le rapport Doing Business 2015, la procédure de création d’une entreprise au Malawi se résume en 8 étapes et pour un délai de 38 jours (contre 10 étapes en 40 jours dans le classement de 2014). Le coût de création a également été revu à la baisse. D’après ce même rapport de la Banque mondiale, le coût total de création d’une entreprise au Malawi est passé de 120,1% à 94,1% du revenu par habitant. Le gouvernement continue d’entreprendre des réformes pour renforcer la place du Malawi en tant que destination de choix pour les investisseurs internationaux.

Les détails de la procédure :

  1. Faire une demande du certificat de constitution auprès du Registraire général du ministère de la justice
  2. S’inscrire à l’impôt sur le revenu à l’administration fiscale de Malawi
  3. Obtenir un sceau de la compagnie
  4. Déposer une demande de licence auprès de l’Assemblée de la ville
  5. Payer les frais requis et obtenir la licence
  6. Faire une demande d’enregistrement du lieu de travail
  7. Recevoir l’inspection des locaux de l’entreprise du département de la sûreté professionnelle, de la santé et du bien-être
  8. S’inscrire à l’impôt PAYE et aux avantages sociaux auprès de l’administration fiscale de Malawi (par courrier).

De nombreuses opportunités d’investissement

Les opportunités d’investissement existent actuellement dans tous les secteurs de l’économie malawite. Toutefois, le gouvernement a fixé les domaines prioritaires en raison de leur potentiel pour un développement durable de la croissance et de l’infrastructure économique. Ces domaines prioritaires sont : l’agriculture, l’infrastructure le tourisme, le secteur minier, l’industrie et l’énergie.

Le Malawi offre aux entreprises un accès facile à plusieurs marchés régionaux et internationaux. En effet, le pays est membre du Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) et du Southern African Development Community (SADC), deux marchés estimés à environ 650 millions de consommateurs qui pourraient profiter à de nombreux investisseurs. En outre, le pays bénéficie d’un accès préférentiel aux marchés américains et européens dans le cadre de la loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA).

Jeanne Ekassi (Avec Knowdys Database, BM et MITC)

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