[Africa Diligence] Pays à revenu intermédiaire et quatrième pays africain exportateur de minerais, la Namibie est une poule aux œufs d’or pour les investisseurs. Grâce à un accès préférentiel à plusieurs marchés, sa stabilité politique et des réformes entreprises pour stimuler l’investissement, toutes les conditions sont réunies pour favoriser les créateurs de richesses. En effet, Windhoek se vend comme une marque de luxe.

Une politique gouvernementale qui encourage la libre entreprise

Le gouvernement namibien s’est engagé à stimuler la croissance économique et l’emploi en attirant les investissements étrangers. Il entend ainsi créer un environnement économique propice aux investissements privés. La loi sur les investissements étrangers de 1990 est la principale législation régissant les IDE en Namibie. Le ministre du commerce et de l’industrie est l’autorité gouvernementale responsable de l’application des dispositions de la loi sur les investissements étrangers.

Pour encourager l’investissement dans le pays, le gouvernement offre aux étrangers la possibilité d’investir dans presque tous les secteurs d’activités. La loi sur l’investissement garantit un traitement égal entre les investisseurs étrangers et entreprises namibiennes. Elle garantit également une juste indemnisation en cas d’expropriation, l’arbitrage international suite à un conflit entre les investisseurs et le gouvernement et l’accès aux devises étrangères. Il n’y a aucune limite sur les transferts d’investissement des entreprises dans d’autres pays.

En vertu de la loi sur l’investissement étranger, le ministre du commerce et de l’industrie a créé le Namibia Investment Centre (NIC) qui est l’organisme chargé de la promotion et de la facilitation des investissements en Namibie. Le NIC fournit les informations et les conseils sur les procédures, les incitations et les possibilités d’investissement. Pour attirer davantage d’investisseurs, le gouvernement a entrepris plusieurs réformes.

Des réformes en faveur de l’investissement

Estimé laborieux, le processus d’enregistrement d’une entreprise est présenté comme le principal facteur qui entrave l’investissement en Namibie. En plus de la durée nécessaire à l’enregistrement d’une entreprise, plusieurs lacunes existent en ce qui concerne le traitement des demandes de suivi. D’après le rapport Doing Business 2015 de la Banque mondiale, il faut jusqu’à 66 jours pour enregistrer une entreprise. L’entrepreneur doit franchir 10 étapes pour créer son entreprise dans le pays contre 7,8 pour la moyenne subsaharienne. Toutefois, le coût y est avantageux. Il est évalué à 13,1% du revenu par habitant contre 56,2% pour le Sud du Sahara.

Le ministre du commerce et l’industrie s’emploie activement à réformer et restructurer le processus d’enregistrement d’une entreprise en Namibie. Pour y parvenir, il a procédé en 2014 à la mise en place, en termes de l’article 21 de la loi sur les sociétés, de la Business and Intellectual Property Authority (BIPA) afin de moderniser ces processus et les rendre plus courts, plus rapides et plus faciles en apportant plusieurs étapes de la procédure en ligne. La BIPA doit être le point central pour l’enregistrement, l’administration et la protection des entreprises commerciales et industrielles. La principale mission de la BIPA est de raccourcir le délai de création d’une entreprise à 48 heures maximum. Agissant comme un guichet unique, elle doit œuvrer à redorer l’image du pays auprès des investisseurs et faire de la Namibie un lieu où il fait bon d’entreprendre.

Détails du processus

  1. Réserver un nom d’entreprise unique
  2. Payer les frais d’inscription et acheter les timbres fiscaux auprès du récepteur du revenu
  3. Embaucher un avocat pour enregistrer la société auprès du registraire des entreprises, obtenir le certificat de constitution et le certificat du lancement des activités
  4. Déposer le capital initial sur un compte bancaire
  5. Recevoir une inspection incendie et santé
  6. Obtenir le certificat d’aptitude de la municipalité locale
  7. S’inscrire à la TVA auprès du récepteur du Revenu au ministère des Finances
  8. S’inscrire pour la taxe Pay-As-You-Earn (PAYE) auprès du récepteur du revenu
  9. Inscrire les travailleurs auprès de la Commission de sécurité sociale
  10. Inscrire les travailleurs auprès de la Commission des accidents du travail.

Un sous-sol particulièrement attractif

Quatrième pays africain exportateur de minerais et cinquième producteur mondial d’uranium, la Namibie possède un sous-sol riche (or, diamant, cuivre, uranium, manganèse, zinc). Des ressources qui constituent un peu plus de 50% des exportations et représentent environ 10% du PIB. La Namibie, grâce à ses matières premières, notamment minières est la poule aux œufs d’or avec qui il faut compter.

Poumon de l’économie namibienne, le secteur minier tire une bonne partie de ses recettes de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU), où elle côtoie l’Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho et le Swaziland. L’adhésion de la Namibie à la SACU en fait un lieu d’investissement attractif. En tant que membre de cette union, le pays bénéficie d’un commerce en franchise avec les autres États membres.

Un accès préférentiel à plusieurs marchés

Membre de la Southern African Development Community (SADC), la Namibie offre l’opportunité aux investisseurs de jouir du marché commun de libre échange qui sera formé entre le Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA), la SADC et l’East African Community (EAC). En effet, le 21 mai 2015, le ministre sud-africain du Commerce et de l’industrie, Rob Davies a annoncé que ces trois blocs économiques déjà existants vont officiellement lancer un marché commun de libre échange en juin prochain. Un marché de plus de 600 millions de consommateurs et de 1 000 milliards USD. Que du bonheur pour les investisseurs.

Jeanne Ekassi (Avec Knowdys Database, BM, BIPA et NCI)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici