[Africa Diligence] Plusieurs capitales africaines rechignent à donner un contenu précis à l’émergence. Bien qu’elles sentent que la dynamique doit passer par le numérique, elles sont plusieurs à craindre le pouvoir « incontrôlable » qu’offre l’accès à l’information pour tous. Focus sur le décollage industriel et l’encadrement possible de l’économie informelle.

Le numérique pourrait marquer le véritable décollage industriel de l’Afrique

Les gouvernements africains doivent profiter de la croissance économique actuelle pour développer leurs activités manufacturières. Les vents n’ont jamais été aussi favorables et le numérique pourrait marquer le véritable décollage industriel de l’Afrique.

Pour mener à bien cette mission, les États africains doivent s’impliquer davantage dans le soutien à l’industrie locale et la promotion de l’innovation technologique à travers la 3D notamment.

Cette technologie peut affranchir l’Afrique de la logique financière habituelle, aider à limiter la pollution, et permettre d’économiser plusieurs années de R&D. Les statistiques de l’armée américaine montrent que l’impression 3D réduit de 97 % les coûts de production et de 83 % le temps de production.

Encouragés par leur gouvernement, les jeunes opérateurs africains pourraient surfer sur l’expiration des brevets stratégiques et la baisse des prix de revient qui en découle. Pour y parvenir, il faut intégrer précocement la dynamique 3D dans les programmes de formation.

A terme, le numérique permettra d’intégrer le commerce informel au circuit légal

Le continent africain compte déjà 170 millions d’utilisateurs d’Internet et 700 millions d’abonnés au téléphone mobile. Les analystes de Knowdys prévoient une augmentation de 65% des abonnements téléphoniques dans l’intervalle 2015-2020 et un boom du e-commerce au sud du Sahara.

En 2025, le commerce en ligne pourrait capter jusqu’à 10% des ventes de détail soit 75 milliards USD par an. Les gains de productivité estimés entre 16 et 23 milliards de dollars USD au sein de la communauté des analystes pourraient doubler avec l’utilisation accrue du téléphone mobile comme mode de paiement.

A terme, le numérique permettra d’intégrer le commerce informel au circuit légal, de manière presque naturelle. Ce sera une véritable révolution pour un continent où plus de la moitié des activités économiques est souterraine.

Extrait du rapport « 10 chantiers où le numérique va tout changer en Afrique » par Knowdys Consulting Group.

La Rédaction

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