[Africa Diligence] Après la crise sécuritaire de 2012, l’économie malienne reprend sa croissance normale. Une évolution imputable à la bonne santé des secteurs primaire et secondaire. Les réformes entreprises par l’Etat et la reprise de la coopération avec le Fonds Monétaire International (FMI) viendront consolider cette croissance.

Retour à la croissance

Après la chute de la croissance en 2012 du fait de la crise sécuritaire, l’économie malienne a repris une croissance normale. Pour l’année 2013, son produit intérieur brut (PIB) réel est en hausse de 5%. Bien qu’en légère hausse, l’inflation reste faible : 1% contre -0,6% en 2012. Le FMI a annoncé que les prévisions pour 2015 indiquent une poursuite de la croissance réelle à 5,6% et une inflation qui devrait rester bien en dessous de 3%. Une situation imputable au renforcement des réformes structurelles, en particulier de celles destinées à améliorer l’administration fiscale, le contrôle des dépenses et la gestion de la dette et du trésor.

Accélération des réformes

Après une première phase consacrée à la stabilisation du Mali et à la normalisation dans de nombreux domaines, le Gouvernement a entamé une seconde phase de réformes. Cette phase vise l’accélération et l’amplification des chantiers, pour transformer le Mali et assurer le bien-être de la population. Les objectifs de cette seconde phase sont de plusieurs ordres : faire régner la paix et assurer la sécurité des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire, et relancer l’économie du pays.

Secteurs de l’économie

De nombreux projets sont d’ores et déjà à l’étude ou en phase de recherche active de financements. Ce qui, à moyen ou à long terme, entraînera un effet d’emballement dans toute l’économie. On peut citer entre autres : le chemin de fer Bamako-Conakry, le pont sur le fleuve Niger à Ségou, les ports secs (Sikasso, Kayes, Nara, Narena et Gao), les centrales solaires, le 4e pont de Bamako, le Complexe numérique de Bamako, les logements sociaux, ainsi que des routes sur l’ensemble du territoire. Ces grands chantiers permettront de booster le secteur du BTP.

L’agriculture, principal pilier de l’économie, pourrait représenter 15% du budget national dès 2015. La mise en œuvre du plan de la campagne agricole 2014-2015 se traduira par la production de 7 180 404 tonnes de céréales, de 600 000 tonnes de coton, 3 250 tonnes de lait, 65 000 tonnes de viandes contrôlées. Le secteur minier sera aussi stimulé pour générer des emplois à travers la mise en œuvre du plan de diversification de la production minière, l’adoption d’un nouveau code pétrolier et la création de l’Ecole africaine des mines. En ce qui concerne l’industrie, en plus de la relance de certaines filières en difficulté, elle verra le démarrage de nombreux projets créateurs d’emplois, notamment la construction d’une cimenterie à Mayel (Nioro du Sahel), l’ouverture de celle de Dio (Groupe CIMAF), ainsi que la réalisation du projet sucrier de Markala, ou encore la mise en place des zones économiques spéciales.

Les recommandations du FMI

Du 11 au 25 septembre 2014, le FMI a effectué une visite à Bamako, pour des discutions avec les autorités du pays. L’objet principal des discussions portait sur la régularisation des dépenses extrabudgétaires, qui se chiffrent à 30 milliards de Fcfa en 2014. Parmi les recommandations faites, figurent : i) la publication de deux rapports d’audit indépendants sur la première et la deuxième revue du programme économique du Gouvernement, soutenu dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. ii) La description du processus des sanctions, iii) le redressement de la surfacturation des contrats militaires, iv) la soumission des futures acquisitions militaires à des contrôles rigoureux, et v) l’incorporation de toutes les dépenses extrabudgétaires dans le budget et l’arrêt de telles pratiques à l’avenir.

(La Rédaction, avec Afrique Jet)

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