Suivez la trajectoire de Serge Wilfried Adjalla grâce à Knowdys Database

[Africa Diligence] Juriste d’affaires, diplômé d’études supérieures, spécialisé en droit des affaires et fiscalité en 2007, Serge Wilfried Adjalla a été certifié en propriété intellectuelle par l’académie de l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle en 2010. Ancien journaliste d’investigation, conseil en intelligence économique, cet expert anti-fraude traque les pratiques illégales de ceux qui tentent de profiter de l’émergence du Bénin.

« Je suis expert anti-fraude, gouvernance risque et crise; et consultant formateur en intelligence économique et stratégies de développement » se présente d’entrée de jeu celui qui traque les pratiques anticoncurrentielles, au Bénin, au profit de ses clients. Serge Wilfried Adjalla a d’abord exercé comme journaliste d’investigation économique jusqu’au grade de directeur de rédaction de « la gazette du golfe » le premier média privé d’information du Bénin. Administrateur de société depuis 2009, il est aujourd’hui à la tête de SWA&Co sarl, une unité spéciale d’investigation et d’intelligence stratégique et juridique spécialisée dans l’antifraude.

À bientôt 40 ans, le jeune leader Béninois se prépare à la recherche en droit international privé à l’université d’Abomey-Calavi (UAC) et à l’Académie de la Haye pour étoffer son parcours d’enseignant. “J’ai eu l’occasion d’encadrer avec plaisir des auditeurs de Master 2 de l’institut international de management au Bénin pour les années académiques 2011 à 2013 dans des matières comme le droit de l’information et de l’intelligence économique, le management de l’innovation, la conduite de projets d’intelligence économique et benchmarking. Ce fut une très enrichissante expérience qui me permettait de mettre à la disposition de nos étudiants des notions pratiques du métier de stratégiste.” C’est un expert peu disert mais soucieux de la manifestation de la vérité qui a accepté de répondre à nos questions.

Africa Diligence : Croyez-vous en l’émergence économique du continent africain ?

Serge Wilfried Adjalla : Je crois en l’émergence de l’Afrique, c’est sûr. Mais nous sommes encore loin, très loin des conditions pour arpenter la voie de l’émergence économique et du développement. La cause est simple : la plupart des dirigeants africains fonctionnent sans prospectives sur le long terme. Et ce même comportement se ressent chez les cadres. Prenez le cas des urbanistes de vos villes ou les ingénieurs des ponts et chaussées. Cela se passe de commentaire.

De l’autre côté, l’éducation n’est pas à la hauteur.  Nous sommes plus portés vers la critique de ceux qui construisent quelque-chose alors que nous sommes purement incapables de faire le même effort à cause de notre paresse sociale. Il faut que l’esprit destructeur arrête de nous animer pour que nous apprenions à apprécier le bien, le beau et le bon afin de nous en inspirer pour être meilleur.

S’il fallait vous aider à contribuer au développement rapide de l’Afrique, quels leviers pourrait-on activer ?

Les leviers de l’éducation et de la formation me paraissent les plus importants. Vous savez : j’estime que celui qui a l’information, ou si on veut, la connaissance, est absolument celui qui a le pouvoir de faire aller les choses dans un sens ou dans un autre. Le savoir est la meilleure des richesses. Il faut lui donner de la valeur dans nos pays.

Justement, si vous vous retrouviez à la tête de votre pays, dans les 24 heures, quelles seraient vos trois premières décisions ?

Je vais être succinct. Refaire les programmes d’enseignement adaptés aux besoins des populations de mon pays ; faire de notre agriculture une vraie richesse en accroissant la capacité réelle de production de nos espaces encore peu exploités, en la rendant bien plus autonomes sur les débouchés de la production agricole. Elle doit cesser de n’être qu’une production de rente. Enfin, reconstruire une vision très forte du développement par l’autonomie énergétique grâce aux solutions naturelles et renouvelables, et à la modernisation de nos infrastructures de base.

Que pensez-vous de l’avènement du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Économique ?

J’ai toujours milité pour la création d’un Centre de veille sur le continent.  Lorsque, grâce à la volonté des membres du CAVIE, nous parviendrons à faire découvrir aux États les bienfaits de la veille stratégique, de l’intelligence économique et de l’impact réel de l’information sur la compétitivité, nous comprendrons à quel point c’est une excellente chose d’avoir sur nos terres un tel Centre. Félicitations et bonne chance aux dirigeants de cette institution. Qu’ils sachent que nous les soutiendrons de toutes nos forces pour que l’Afrique prenne définitivement son envol économique.

Propos recueillis par la Rédaction

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