L’Afrique du Sud s’apprête à lancer des appels d’offres d’un montant total de 1.000 milliards de rands pour la construction de six centrales nucléaires. Objectif : pallier la grave pénurie d’électricité qui affecte la première économie africaine. Mais qui raflera la mise? Une rude bataille oppose déjà le japonais Westinghouse Electric, le chinois China Guangdong Nuclear Power Group, le sud-coréen Korea Electric Power, le russe Rosatom et les français EDF et Areva.

En septembre dernier, la ministre sud-africaine de l’Energie, Dipuo Peters, a laissé échapper que son gouvernement était en train de mettre la dernière main à une série de propositions d’appels d’offres portant sur ces nouvelles centrales, appels d’offres qui devraient être lancés début 2012.

Outre Areva CEFFi.PA et EDF , Westinghouse Electric (groupe Toshiba ), le chinois China Guangdong Nuclear Power Group, le sud-coréen Korea Electric Power et le russe Rosatom préparent sérieusement leurs offres, d’après des révélations du Mail & Guardian, citant des sources gouvernementales et industrielles.

L’Afrique du Sud abrite actuellement l’unique centrale nucléaire du continent africain, située près du Cap. Un précédent appel d’offres portant sur une nouvelle centrale avait été annulé en 2008 en raison des difficultés financières de l’entreprise publique de services collectifs Eskom.

La bataille qui oppose les géants mondiaux du nucléaire autour du marché sud-africain promet d’être rude. Tous leurs départements d’intelligence économique et stratégique sont sur le qui-vive depuis le début du troisième trimestre 2011 car, en Afrique du Sud, rien n’est jamais gagné d’avance.

(Avec Reuters)

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