[Africa Diligence] Des opérateurs malaisiens regroupés au sein de Malaysia Madagascar Business Council (MMBC) effectuent un voyage exploratoire à Madagascar depuis la mi-octobre. On y parle de convivialité, de réseautage et de partenariat. Mais en arrière-plan, le gouvernement malaisien a une stratégie de conquête des marchés de la région.

« Le gouvernement malaisien a mis en place un fonds pour soutenir les petites et moyennes entreprises Malaisiennes afin de développer leurs activités d’exportation. De par sa position géostratégique dans l’océan Indien, Madagascar figure parmi les pays pilotes pour la concrétisation de ces investissements (échanges import-export) », a confié Christian Rasoarahona membre du comité exécutif du MMBC à Madagascar.

A travers ce voyage exploratoire, les opérateurs malaisiens ont annoncé la création de MMBC à Kuala Lumpur, mais aussi ils souhaitent mettre en place leur antenne à Madagascar. Monté il y a six mois de cela à l’initiative de quelques hommes d’affaires, MMBC regroupe une centaine d’opérateurs de la Malaisie. Parmi eux figure compagnie aérienne, Air Asia, connue surtout comme la première compagnie low-cost mondial.

Investir dans plusieurs secteurs

La construction, le tourisme, l’éducation, la médecine, les infrastructures… Ce sont autant de secteurs favorables aux hommes d’affaires souhaitant investir à Madagascar. Si Kuala Lumpur, la capitale Malaisienne est à sept heures de vol d’Antananarivo, MMBC cherche aussi à « utiliser Madagascar comme hub pour pouvoir toucher le reste des pays de l’océan Indien et ouvrir sur les pays de l’ASEAN », a déclaré Abdul Kabur, président de la MMBC, avant d’ajouter l’objectif de sa mission qui consiste à « explorer les besoins malgaches ». Pour lui, de grandes opportunités s’offrent aux produits malgaches autant sur le marché malaisien que dans les pays membres de l’Asean (Philippines, Thaïlande, Vietnam…).

L’exploration du marché malgache par les Malaisiens remonte à la fin des années 90 avec l’opérateur télécom Sacel. Mais la situation politique et économique du pays les a dissuadés de faire des investissements majeurs. « Les évènements politiques nous ont obligés à plier bagage. Maintenant qu’il y a la stabilité, les deux pays peuvent travailler de concert dans le développement de leurs relations commerciales », a soutenu Abdul Kabur.

La Rédaction (Avec Les Nouvelles et Knowdys Database)

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