[Africa Diligence] Loi sur les transactions électroniques, loi sur les signatures électroniques, loi sur les abus informatiques, règlement sur les transactions électroniques, règlement sur les signatures électroniques… L’Ouganda détient assurément le cyberespace le plus sécurisé d’Afrique selon les analystes.

Le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) n’est la seule institution internationale à saluer l’exceptionnelle hygiène du cyberespace ougandais.

En 2018, le Global National Cyber Security Index (GNCSI) aussi a classé l’Ouganda au podium des pays africains ayant le cyberespace le plus sécurisé. Pour se faire, le GNCSI a mobilisé l’indice national de cybersécurité, indicateur mesurant la préparation des pays à la prévention des menaces et à la gestion des incidents informatiques.

Comme dans la quasi-totalité des pays africains, le CAVIE a observé que l’utilisation accrue des TIC, la percée de e-commerce et du mobile banking et l’exposition accrue des entreprises au cyberespace ont généré de nouvelles menaces. La structuration du crime organisé dans son désir d’utiliser le cyberespace à des fins illicites a généré de nouveaux crimes qui poussent les Etats du continent à s’adapter très rapidement.

Pour encadrer juridiquement le dispositif mis en place, le Parlement ougandais a adopté trois lois relatives à l’utilisation des communications électroniques : la loi de 2011 sur les transactions électroniques, la loi de 2011 sur les signatures électroniques ; et la loi de 2011 sur les abus informatiques. Ces normes font collectivement partie des « Cyber ​​Laws » en vigueur le 15 avril 2011. En outre, une réglementation a été élaborée puis promulguée le 30 septembre 2013. Elle comprend le Règlement de 2013 sur les transactions électroniques et le Règlement sur les signatures électroniques.

Cet ensemble de normes constitue l’ossature juridique du cyberespace ougandais. Il prévoit, encadre et et réglemente l’utilisation des communications électroniques dans les entreprises et dans la fourniture de services au public. L’Etat a, par ailleurs, développé un cadre national de sécurité de l’information afin de standardiser l’approche locale de sécurité de l’information de l’Ouganda en tant que nation.

Tout bien considéré, la bonne tenue du cyberespace ougandais tient au souci des autorités locales de garantir que les transactions numériques sont effectuées dans un environnement sécurisé. Kampala a, en effet, a mis en place un cadre national de sécurité de l’information qui prévoit des résultats minimaux en matière de sécurité que chaque organisme gouvernemental et tout exploitant d’infrastructure d’information essentielle sont tenus de maintenir. Cela inclut la réponse aux incidents et la gestion de crise largement axée sur une approche préventive et proactive.

Parallèlement, dans le cadre d’une approche coordonnée de traitement des incidents liés à la sécurité de l’information, une équipe nationale d’intervention active en cas d’urgence informatique et un Centre de coordination ont été créés en tant qu’organismes dédiés à la mise en place bonnes pratiques pour résister aux attaques contre les réseaux et pour limiter les dommages, tout en assurant la continuité des services critiques malgré les attaques réussies, les accidents ou les défaillances.

La Rédaction (avec le CAVIE)

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